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le Papillon des Antilles

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gwada971-80

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Le Papillon des Antilles

Vous faire découvrir mon Ile, mon papillon que j’aime .Oui la Gwada je l’aime, et mes petit coins d’enfance, Sainte-Anne une des plus belle plages du papillon, ou il fais bon vivre.
Sainte-Anne je ne t’oublierai jamais.

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l'esclavages

Article 1er

Voulons que l'édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.

Article 2

Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d'en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d'amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.



Article 3

Interdisons tout exercice public d'autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine. Voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements. Défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine qui aura lieu même contre les maîtres qui lui permettront et souffriront à l'égard de leurs esclaves.

Article 4

Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qui ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscation desdits nègres contre les maîtres qui les auront préposés et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction.



Article 5

Défendons à nos sujets de la religion protestante d'apporter aucun trouble ni empêchement à nos autres sujets, même à leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de punition exemplaire.

Article 6

Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu'ils soient, d'observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler ni de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l'heure de minuit jusqu'à l'autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d'amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

Article 7

Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres et de toute autre marchandise auxdits jours, sur pareille peine de confiscation des marchandises qui se trouveront alors au marché et d'amende arbitraire contre les marchands.

Article 8

Déclarons nos sujets qui ne sont pas de la religion catholique, apostolique et romaine incapables de contracter à l'avenir aucuns mariages valables, déclarons bâtards les enfants qui naîtront de telles conjonctions, que nous voulons être tenues et réputées, tenons et réputons pour vrais concubinages.

Article 9

Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage avec des esclaves, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, seront chacun condamnés en une amende de 2000 livres de sucre, et, s'ils sont les maîtres de l'esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l'amende, qu'ils soient privés de l'esclave et des enfants et qu'elle et eux soient adjugés à l'hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l'homme libre qui n'était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l'Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les enfants rendus libres et légitimes.

Article 10

Les solennités prescrites par l'ordonnance de Blois et par la Déclaration de 1639 pour les mariages seront observées tant à l'égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement



Article 11

Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d'user d'aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

Article 12

Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres différents.

Article 13

Voulons que, si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants, tant mâles que filles, suivent la condition de leur mère et soient libres comme elle, nonobstant la servitude de leur père, et que, si le père est libre et la mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement.

Article 14

Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés. Et, à l'égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

Article 15

Défendons aux esclaves de porter aucunes armes offensives ni de gros bâtons, à peine de fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l'exception seulement de ceux qui sont envoyés à la chasse par leurs maîtres et qui seront porteurs de leurs billets ou marques connus.

Article 16

Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s'attrouper le jour ou la nuit sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l'un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur de lys; et, en cas de fréquentes récidives et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l'arbitrage des juges. Enjoignons à tous nos sujets de courir sus aux contrevenants, et de les arrêter et de les conduire en prison, bien qu'ils ne soient officiers et qu'il n'y ait contre eux encore aucun décret.

Article 17

Les maîtres qui seront convaincus d'avoir permis ou toléré telles assemblées composées d'autres esclaves que de ceux qui leur appartiennent seront condamnés en leurs propres et privés noms de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins à l'occasion desdites assemblées et en 10 écus d'amende pour la première fois et au double en cas de récidive.

Article 18

Défendons aux esclaves de vendre des cannes de sucre pour quelque cause et occasion que ce soit, même avec la permission de leurs maîtres, à peine du fouet contre les esclave, de 10 livres tournois contre le maître qui l'aura permis et de pareille amende contre l'acheteur.

Article 19

Leur défendons aussi d'exposer en vente au marché ni de porter dans des maisons particulières pour vendre aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler, herbes pour la nourriture des bestiaux et leurs manufactures, sans permission expresse de leurs maîtres par un billet ou par des marques connues; à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restitution de prix, pour les maîtres et de 6 livres tournois d'amende à leur profit contre les acheteurs.

Article 20

Voulons à cet effet que deux personnes soient préposées par nos officiers dans chaque marché pour examiner les denrées et marchandises qui y seront apportées par les esclaves, ensemble les billets et marques de leurs maîtres dont ils seront porteurs.


Article 21

Permettons à tous nos sujets habitants des îles de se saisir de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu'ils n'auront point de billets de leurs maîtres, ni de marques connues, pour être rendues incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est voisine du lieu où leurs esclaves auront été surpris en délit: sinon elles seront incessamment envoyées à l'hôpital pour y être en dépôt jusqu'à ce que les maîtres en aient été avertis.

Article 22

Seront tenus les maîtres de faire fournir, par chacune semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus, pour leur nourriture, deux pots et demi, mesure de Paris, de farine de manioc, ou trois cassaves pesant chacune 2 livres et demie au moins, ou choses équivalentes, avec 2 livres de boeuf salé, ou 3 livres de poisson, ou autres choses à proportion: et aux enfants, depuis qu'ils sont sevrés jusqu'à l'âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.

Article 23

Leur défendons de donner aux esclaves de l'eau-de-vie de canne ou guildive, pour tenir lieu de subsistance mentionnée en l'article précédent.

Article 24

Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance de leurs esclaves en leur permettant de travailler certain jour de la semaine pour leur compte particulier.

Article 25

Seront tenus les maîtres de fournir à chaque esclave, par chacun an, deux habits de toile ou quatre aunes de toile, au gré des maîtres.

Article 26

Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, selon que nous l'avons ordonné par ces présentes, pourront en donner avis à notre procureur général et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d'office, si les avis viennent d'ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais; ce que nous voulons être observé pour les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

Article 27

Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres, et, en cas qu'ils eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l'hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer 6 sols par chacun jour, pour la nourriture et l'entretien de chacun esclave.

Article 28

Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres; et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la libéralité d'autres personnes, ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres, sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents et tous autres y puissent rien prétendre par successions, dispositions entre vifs ou à cause de mort; lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu'ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef.

Article 29

Voulons néanmoins que les maîtres soient tenus de ce que leurs esclaves auront fait par leur commandement, ensemble de ce qu'ils auront géré et négocié dans les boutiques, et pour l'espèce particulière de commerce à laquelle leurs maîtres les auront préposés, et au cas que leurs maîtres ne leur aient donné aucun ordre et ne les aient point préposés, ils seront tenus seulement jusqu'à concurrence de ce qui aura tourné à leur profit, et, si rien n'a tourné au profit des maîtres, le pécule desdits esclaves que les maîtres leur auront permis d'avoir en sera tenu, après que les maîtres en auront déduit par préférence ce qui pourra leur être dû; sinon que le pécule consistât en tout ou partie en marchandises, dont les esclaves auraient permission de faire trafic à part, sur lesquelles leurs maîtres viendront seulement par contribution au sol la livre avec les autres créanciers.

Article 30

Ne pourront les esclaves être pourvus d'office ni de commission ayant quelque fonction publique, ni être constitués agents par autres que leurs maîtres pour gérer et administrer aucun négoce, ni être arbitres, experts ou témoins, tant en matière civile que criminelle: et en cas qu'ils soient ouïs en témoignage, leur déposition ne servira que de mémoire pour aider les juges à s'éclairer d'ailleurs, sans qu'on en puisse tire aucune présomption, ni conjoncture, ni adminicule de preuve.


Article 31

Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être (sic) en jugement en matière civile, tant en demandant qu'en défendant, ni être parties civiles en matière criminelle, sauf à leurs maîtres d'agir et défendre en matière civile et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été contre leurs esclaves.

Article 32

Pourront les esclaves être poursuivis criminellement, sans qu'il soit besoin de rendre leurs maîtres partie, (sinon) en cas de complicité: et seront les esclaves accusés, jugés en première instance par les juges ordinaires et par appel au Conseil souverain, sur la même instruction et avec les mêmes formalités que les personnes libres.

Article 33

L'esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse, ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

Article 34

Et quant aux excès et voies de fait qui seront commis par les esclaves contre les personnes libres, voulons qu'ils soient sévèrement punis, même de mort, s'il y échet.

Article 35

Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets, boeufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis, seront punis de peines afflictives, même de mort, si le cas le requiert.

Article 36

Les vols de moutons, chèvres, cochons, volailles, canne à sucre, pois, mil, manioc ou autres légumes, faits par les esclaves, seront punis selon la qualité du vol, par les juges qui pourront, s'il y échet, les condamner d'être battus de verges par l'exécuteur de la haute justice et marqués d'une fleur de lys.

Article 37

Seront tenus les maîtres, en cas de vol ou d'autre dommage causé par leurs esclaves, outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom, s'ils n'aiment mieux abandonner l'esclave à celui auquel le tort a été fait; ce qu'ils seront tenus d'opter dans trois jours, à compter de celui de la condamnation, autrement ils en seront déchus.

Article 38

L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

Article 39

Les affranchis qui auront donné retraite dans leurs maisons aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps envers les maîtres en l'amende de 300 livres de sucre par chacun jour de rétention, et les autres personnes libres qui leur auront donné pareille retraite, en 10 livres tournois d'amende par chacun jour de rétention.

Article 40

L'esclave sera puni de mort sur la dénonciation de son maître non complice du crime dont il aura été condamné sera estimé avant l'exécution par deux des principaux habitants de l'île, qui seront nommés d'office par le juge, et le prix de l'estimation en sera payé au maître; et, pour à quoi satisfaire, il sera imposé par l'intendant sur chacune tête de nègre payant droits la somme portée par l'estimation, laquelle sera régalé sur chacun desdits nègres et levée par le fermier du domaine royal pour éviter à frais.


Article 41

Défendons aux juges, à nos procureurs et aux greffiers de prendre aucune taxe dans les procès criminels contre les esclaves, à peine de concussion.

Article 42

Pourront seulement les maîtres, lorsqu'ils croiront que leurs esclaves l'auront mérité les faire enchaîner et les faire battre de verges ou cordes. Leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves et d'être procédé contre les maîtres extraordinairement.

Article 43

Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave étant sous leur puissance ou sous leur direction et de punir le meurtre selon l'atrocité des circonstances; et, en cas qu'il y ait lieu à l'absolution, permettons à nos officiers de renvoyer tant les maîtres que les commandeurs absous, sans qu'ils aient besoin d'obtenir de nous Lettres de grâce.

Article 44

Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté, n'avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les cohéritiers, sans préciput et droit d'aînesse, n'être sujets au douaire coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort et testamentaire.

Article 45

N'entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs de leur côté et ligne, ainsi qu'il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobiliaires.

Article 46

Seront dans les saisies des esclaves observées les formes prescrites par nos ordonnances et les coutumes pour les saisies des choses mobiliaires. Voulons que les deniers en provenant soient distribués par ordre de saisies; ou, en cas de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes privilégié auront été payées et généralement que la condition des esclaves soit réglée en toutes affaires comme celle des autres choses mobiliaires, aux exceptions suivantes.

Article 47

Ne pourront être saisis et vendus séparément le mari, la femme et leurs enfants impubères, s'ils sont tous sous la puissance d'un même maître; déclarons nulles les saisies et ventes séparées qui en seront faites; ce que nous voulons avoir lieu dans les aliénations volontaires, sous peine, contre ceux qui feront les aliénations, d'être privés de celui ou de ceux qu'ils auront gardés, qui seront adjugés aux acquéreurs, sans qu'ils soient tenus de faire aucun supplément de prix.

Article 48

Ne pourront aussi les esclaves travaillant actuellement dans les sucreries, indigoteries et habitations, âgés de quatorze ans et au-dessus jusqu'à soixante ans, être saisis pour dettes, sinon pour ce qui sera dû du prix de leur achat, ou que la sucrerie, indigoterie, habitation, dans laquelle ils travaillent soit saisie réellement; défendons, à peine de nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par décret sur les sucreries, indigoteries et habitations, sans y comprendre les nègres de l'âge susdit y travaillant actuellement.

Article 49

Le fermier judiciaire des sucreries, indigoteries, ou habitations saisies réellement conjointement avec les esclaves, sera tenu de payer le prix entier de son bail, sans qu'il puisse compter parmi les fruits qu'il perçoit les enfants qui seront nés des esclaves pendant son bail.

Article 50

Voulons, nonobstant toutes conventions contraires, que nous déclarons nulles, que lesdits enfants appartiennent à la partie saisie, si les créanciers sont satisfaits d'ailleurs, ou à l'adjudicataire, s'il intervient un décret; et, à cet effet, il sera fait mention dans la dernière affiche, avant l'interposition du décret, desdits enfants nés esclaves depuis la saisie réelle. Il sera fait mention, dans la même affiche, des esclaves décédés depuis la saisie réelle dans laquelle ils étaient compris.




Article 51

Voulons, pour éviter aux frais et aux longueurs des procédures, que la distribution du prix entier de l'adjudication conjointe des fonds et des esclaves, et de ce qui proviendra du prix des baux judiciaires, soit faite entre les créanciers selon l'ordre de leurs privilèges et hypothèques, sans distinguer ce qui est pour le prix des fonds d'avec ce qui est pour le prix des esclaves.

Article 52

Et néanmoins les droits féodaux et seigneuriaux ne seront payés qu'à proportion du prix des fonds.

Article 53

Ne seront reçus les lignagers et seigneurs féodaux à retirer les fonds décrétés, s'ils ne retirent les esclaves vendus conjointement avec fonds ni l'adjudicataire à retenir les esclaves sans les fonds.

Article 54

Enjoignons aux gardiens nobles et bourgeois usufruitiers, amodiateurs et autres jouissants des fonds auxquels sont attachés des esclaves qui y travaillent, de gouverner lesdits esclaves comme bons pères de famille, sans qu'ils soient tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de ceux qui seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse ou autrement, sans leur faute, et sans qu'ils puissent aussi retenir comme fruits à leur profit les enfants nés desdits esclaves durant leur administration, lesquels nous voulons être conservés et rendus à ceux qui en sont maîtres et les propriétaires.

Article 55

Les maîtres âgés de vingt ans pourront affranchir leurs esclaves par tous actes vifs ou à cause de mort, sans qu'ils soient tenus de rendre raison de l'affranchissement, ni qu'ils aient besoin d'avis de parents, encore qu'ils soient mineurs de vingt-cinq ans.

Article 56

Les esclaves qui auront été fait légataires universels par leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.

Article 57

Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves affranchis n'avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres et pays de notre obéissance, encore qu'ils soient nés dans les pays étrangers.

Article 58

Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en sorte que l'injure qu'ils leur auront faite soit punie plus grièvement que si elle était faite à une autre personne: les déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes autres charges, services et droits utiles que leurs anciens maîtres voudraient prétendre tant sur leurs personnes que sur leurs biens et successions en qualité de patrons.

Octroyons aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres; voulons que le mérite d'une liberté acquise produise en eux, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle cause à nos autres sujets.

Article 60

Déclarons les confiscations et les amendes qui n'ont point de destination particulière, par ces présentes nous appartenir, pour être payées à ceux qui sont préposés à la recette de nos droits et de nos revenus; voulons néanmoins que distraction soit faite du tiers desdites confiscations et amendes au profit de l'hôpital établi dans l'île où elles auront été adjugées.
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Posté le lundi 02 janvier 2006 à 13:13
L'esclavage :

Les plantations demandent de plus en plus de mains-d'œuvre, aussi Houël profite-t-il du commerce triangulaire (entre l'Europe, l'Afrique et le continent américain) pour fournir des esclaves africains "bon marché" aux planteurs blancs.

Les premiers "voyages triangulaires" s'organisent entre les ports atlantiques de la France, l'Afrique et les Antilles.

Les navires négriers entassent dans leurs cales des milliers de malheureux "bois d'ébène" échangés aux rois africains contre des pacotilles, ils les revendent ensuite dans les îles comme du bétail, au terme d'un voyage inhumain et meurtrier, puis ils regagnent l'Europe chargés de denrées exotiques.

Cette cargaison est revendue à prix d'or:

La boucle est bouclée.

Commerce infecte et sans scrupule, mais honteusement fructueux.



Les premiers esclaves noirs arrivent en Guadeloupe dès 1650 pour travailler dans les plantations.

En 1656 ils sont déjà 3000 à travailler sur l'île sur une population de 15 000 personnes.

Fondateur de Basse-Terre, Houël accueille dans sa maison fortifiée des représentants des rois de France et d'Angleterre qui signent chez lui un traité de paix avec les derniers caraïbes des îles non (encore) colonisés de la Dominique et de Saint-Vincent.
mignion

1638/1639 : introduction de la canne à sucre

Un marchand néerlandais, le sieur Trezel. introduit la canne à sucre à la Martinique.

La Compagnie des Isles confie alors à l'un de ses directeurs, Charles Houël sieur de Petit-Pré, la direction de son implantation à la Guadeloupe.
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#Posté le mardi 18 avril 2006 04:47

Modifié le mardi 18 avril 2006 05:02

laches tes coms

Déposes ton adresse ici, c'est pas très loin girer faire un petit tours a pieds chez toi.
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#Posté le vendredi 05 mai 2006 11:29

Modifié le lundi 08 mai 2006 13:21

Le Chevalier de Saint-George

Compositeurs de descendance africaine
Africains, Afro-Américains et Afro-Européens

Bienvenue à un nouveau monde de la musique classique! Une partie de la musique sur ce site Web était célèbre en France en 1800, ou au Royaume-Uni, au Canada et aux Etats-Unis en 1900 mais est presque inconnue aujourd'hui même à d nombreux mélomanes. Beaucoup de compositeurs de descendance africaine ont été célèbres de leur vivant. Le portrait ci-dessus où Le chevalier de Saint-George (1745-1799) apparaît habillé avant un concert, tenant un fleuret à la place du bâton d'un chef d'orchestre, illustre sa double carrière. Ce tableau a été peint en 1787 par un artiste américain du nom de Mather Brown.

Le Chevalier de Saint-George était un des meilleur escrimeurs français et l'un de deux compositeurs français Noirs avant la Révolution Française. L'autre était Le chevalier J.J.O. de Meude-Monpas, qui était également unmousquetaire du roi. Quand l'empereur Napoléon Ier a ré-institué l'esclavage dans les colonies en 1803, les œuvres des compositeurs Noirs sont tombées en disgrâce. La musique de Saint-George et de Meude-Monpas a rarement été entendue, jusqu'à la dernière partie du 20ème siècle.

Francis Johnson (1792-1844) était un joueur de clairon, un chef d'orchestre populaire et l'un de cinq compositeurs afro-américains de son temps à Philadelphie (Etats-Unis).
En 1819 il a édité sa première oeuvre, A Collection of New Cotillions. Aux environs de 1830, des compositeurs créoles et des musiciens de couleur à La Nouvelle-Orléans ont fondé la société Philharmonique Nègre, un orchestre symphonique consisté en plus de 100 interprètes, y compris quelques membres Blancs. L'hostilité raciale a mis un terme à cette organisation avant la guerre de Sécession. Edmond Dede (1827-1903) et Charles Lucien Lambert, Sr. (c.1828-1896) étaient des membres et des compositeurs afro-américains qui ont quitté La Nouvelle-Orléans vers 1850 pour de brillantes carrières en France et au Brésil.

Le drame musical Hiawatha's Wedding Feast, composé par le compositeurafro-britannique Samuel Coleridge-Taylor (1875-1912), a été exécuté pour la première fois en 1898. Cette œuvre a été exécutée 200 fois du vivant du compositeur. Coleridge-Taylor est mort en 1912. Un demi-siècle plus tard son nom pourrait à peine être trouvé dans les catalogues de disques en Amérique du Nord.

L'ère du CD et une nouvelle conscience de l'héritage africain dans la musique classique ont eu comme conséquence un grand nombre d'enregistrements. Ce site est principalement consacré aux ouvres instrumentaux, mais plusieurs exemples d'opéras et de pièces chorales sont inclus également. Les enregistrements sont disponibles en magasins et aux sites Web suivants www.Amazon.fr
et www.PriceMinister.com/musique-cd

Le lien « Audio » à la gauche supérieure mène à une page contenant de brefs échantillons audio. Une liste ci-dessous fournit l'information sur l'héritage et la nationalité de chaque compositeur. Une liste complète de pages biographiques de compositeurs peut être trouvée dans la colonne gauche.


Compositeurs de descendance africaine
Compositeurs africains
Akpabot, Samuel Ekpe - Nigéria
Khumalo, James Stephen Mzilikazi - Afrique du Sud
Moerane, Michael Mosoeu - Afrique du Sud
Sancho, Ignatius - (né en mer)
Sowande, Fela Nigeria - Nigéria
Compositeurs afro-américains
Adams, H. Leslie - E.U.
Alberga, Eleanor - Jamaïque
Bonds, Margaret Allison - E.U.
Brouwer, Leo - Cuba
Burleigh, Henry Thacker - E.U.
Cunningham, Arthur - E.U.
Dawson, William Levi - E.U.
Dede, Edmond - E.U.
Dett, R. Nathaniel - Canada
Elie, Justin - Haïti
Ellington, Edward Kennedy "Duke" - E.U.
Hailstork, Adolphus Cunningham - E.U.
Holland, Justin - E.U.
Jeanty, Occide - Haïti
Johnson, James Price - E.U..
Joplin, Scott - E.U.
Kay, Ulysses Simpson - E.U.
Lambert, Charles Lucièn, Sr. - E.U..
Lamothe, Ludovic - Haïti
Leon, Tania - Cuba
Morel Campos, Juan - Porto Rico
Nunes Garcia, José Mauricio - Brésil
Perkinson, Coleridge-Taylor - E.U.
Pradel, Alain Pierre - Guadeloupe
Price, Florence Beatrice - E.U.
Roldan, Amadeo - Cuba
Saint-George, Le Chevalier de - Guadeloupe
Smith, Hale - E.U.
Still, William Grant -E.U.
Verret, Solon - Haïti
Walker, George Theophilus - E.U.
White, José Silvestre - Cuba
Williams, Julius Penson - E.U.
Compositeurs afro-américans des pays autres que les Etats-Unis
Compositeur afro-brésilien
Nunes Garcia, José Mauricio
Compositeur afro-canadien
R. Nathaniel Dett
Compositeurs afro-cubains
Brouwer, Leo
Leon, Tania
Roldan, Amadeo (né à Paris aux parents cubains)
White, José Silvestre
Compositeur afro-portoricain
Morel Campos, Juan
Compositeurs guadeloupéens
Pradel, Alain Pierre
Saint-George, Le Chevalier de
Compositeurs haïtiens
Elie, Justin
Jeanty, Occide
Lamothe, Ludovic
Verret, Solon
Compositeur jamaïque
Alberga, Eleanor
Compositeurs afro-européen
Compositeur afro-britannique
Coleridge-Taylor, Samuel - R.U.
Compositeurs afro-français
Lambert, Lucièn-Léon Guillaume., Jr. - France
Meude-Monpas, Le Chevalier J.J.O. de - France
Femmes qui sont des compositeurs de descendance africaine
Alberga, Eleanor - Jamaïque
Bonds, Margaret Allison - E.U.
Leon, Tania - Cuba
Price, Florence Beatrice - E.U.

Lieux de Naissance des Compositeurs de descendance africaine
Afrique du Sud
Khumalo, James Stephen Mzilikazi - KwaNgwelu
Moerane, Michael Mosoeu - Lesotho
Brésil
Nunes Garcia, José Mauricio - Rio de Janeiro
Canada
Dett, R. Nathaniel - Drummondville, Ontario
Cuba
Brouwer, Leo - La Havane
Leon, Tania - La Havane
White, José Silvestre - Matanzas
Etats-Unis
Alabama
Dawson, William Levi - Anniston
Arizona
Kay, Ulysses Simpson - Tucson
Arkansas
Price, Florence Beatrice Smith - Little Rock
Illinois
Bonds, Margaret Allison - Chicago
Louisiane
Dede, Edmond - La Nouvelle Orléans
Lambert, Charles Lucien, Sr. - La Nouvelle Orléans
Mississippi
Still, William Grant - Woodville
New Jersey
Johnson, James Price - New Brunswick
New York
Cunningham, Arthur - Piermont, New York
Hailstork, Adolphus Cunningham - Rochester
Perkinson, Coleridge-Taylor - New York City
Williams, Julius Penson - New York City
Ohio
Adams, H. Leslie - Cleveland
Smith, Hale - Cleveland
Pennsylvania
Burleigh, Henry Thacker - Erie
Texas
Joplin, Scott
Virginia
Holland, Justin
Washington, D.C.
Ellington, Edward Kennedy "Duke"
Walker, George Theophilus
France
Lambert Jr., Lucien-Leon Guillaume - Paris
Meude Monpas, Chevalier J.J.O. de - Paris
Roldan, Amadeo - Paris
Guadeloupe
Pradel, Alain Pierre
Saint-George, Le Chevalier de
Haïti
Elie, Justin - Port-au-Prince
Jeanty, Occide
Lamothe, Ludovic - Port-au-Prince
Verret, Solon
Jamaïque
Alberga, Eleanor - Kingston
Nigéria
Akpabot, Samuel Ekpe - Uyo, Akwa Ibom State
Sowande, Fela - Oyo
Porto Rico
Morel Campos, Juan - Ponce
Royaume-Uni
Coleridge-Taylor, Samuel - Croydon, Angleterre
Sancho, Ignatius (né sur un bateau)
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#Posté le lundi 08 mai 2006 13:00

gwada terre de sports terre de champions

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#Posté le samedi 13 mai 2006 09:03

Modifié le jeudi 31 mai 2007 08:45

Gwadloup terre de sports terre de champions

Biographie de Christine Arron
Christine Arron est née le 13 septembre 1973 aux Abymes ( Guadeloupe)

Spécialiste du sprint, elle est l'une des plus grandes championnes françaises de tous les temps.

Arrivée en 1992 en métropole, Christine Arron n'a de cesse pulvérisé les chronos et remporter des médailles. En 1997, elle bat le records de France du 200m. La même année, elle arrache la médaille de bronze aux championnats du monde d'athlétisme.

En 1998, elle bat à deux reprises le record de France détenu par Marie José Pérec et monte sur la plus haute marche lors des championnats d'Europe d'athlétisme.

Fragilisée par de nombreuses blessures, Christine Arron ne s'avoue pas vaincu et à force de courage, elle finit par remporter la médaille d'or du 4x100 mètres lors des Championnat du monde d'athlétisme à St-Denis.

En 2004, le sort s'acharne encore sur Christine Arron : elle est éliminée en demi-finales du 100m lors des Jeux Olympiques d'été à Athènes alors qu'elle était considérée comme une des meilleures chances de médaille tricolore. Elle se console par la médaille de bronze du relais 4x100mètres.

En août 2005, elle décroche enfin sa première médaille de bronze en individuelle sur 100 mètres et 200mètres.

Christine Arron est l'heureuse maman d'un petit garçon né en 2002.
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#Posté le dimanche 21 mai 2006 14:09

Modifié le jeudi 31 mai 2007 08:55

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